Un investisseur venu de la NBA

Le 24 mars 2026, la Pro Padel League a annoncé une Série A de 15 millions de dollars menée par Rick Schnall, co-chairman et gouverneur des Charlotte Hornets. Le tour de table inclut également Andrew Schwartzberg et Jason Tillis. Le capital doit soutenir l’expansion de la ligue, sa production média, ses équipes et son calendrier nord-américain.

Le profil de Schnall est un message en soi. Le PPL veut être jugé comme une propriété sportive structurée : franchises de ville, talents internationaux, partenaires commerciaux et produits audiovisuels. Plusieurs équipes auraient déjà dépassé une valorisation de 10 millions de dollars selon le communiqué de la ligue.

Des célébrités au capital

La ligue s’appuie sur des investisseurs capables d’ouvrir d’autres publics : Frances Tiafoe et Maarten Paes chez les New York Atlantics, le joueur de polo Nacho Figueras chez les Florida Goats, ou Edward Rogers autour des Toronto Polar Bears. Leur rôle dépasse le chèque : ils apportent réseau, récit et crédibilité dans des marchés où le sport reste à expliquer.

En parallèle, la PPL II consacre plus de 350 000 dollars à la rémunération et aux primes d’un circuit de développement. Construire une ligue sans profondeur de joueurs locaux aurait créé une vitrine sans base ; cette seconde division tente précisément de raccorder spectacle et formation.

Le pari des franchises

Le modèle peut accélérer la visibilité, mais il devra prouver que l’audience suit les équipes au-delà de quelques grands événements. La levée donne du temps pour installer des habitudes, des rivalités et des héros. Le défi n’est plus de faire venir des investisseurs : c’est de transformer leur confiance en culture populaire durable.

Le padel américain ne finance plus seulement des pistes. Il finance désormais des franchises, des droits et une propriété sportive.

Sources